BONNES PRATIQUES
Optimiser l'impact des contenus promotionnels
[Décembre 2004]
| Qu'il s'agisse de rentabiliser votre site web par de
la publicité, d'offrir une visibilité à vos
produits ou à vos partenaires, ou simplement, dans un contexte
moins commercial, d'annoncer un événement, il est
intéressant de réfléchir à votre stratégie
promotionnelle. Suivant le style, la taille et le positionnement
d'une annonce, le taux de clic ainsi que le taux de visibilité
pourront considérablement varier. Certaines pratiques,
très intrusives, pourront s'avérer contre-productives. |
4 exemples à suivre
Skynet.be |
Intégration de contenus
dynamiques |
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[Prise d'écran - 20 décembre 2004 -
www.skynet.be] |
Un portail comme
Skynet est passé maître dans l'intégration
de contenus, laquelle consiste à négocier un accord
avec certains éditeurs, qui offrent gratuitement du contenu
ou des fonctionnalités, en échange de la présence
de leur logo et, bien souvent, d'un lien conduisant vers leurs
sites web. Par exemple, Skynet propose de chercher des produits
aux enchères sur eBay, de trouver l'âme soeur via
Match.com, de se renseigner sur le prix des billets d'avion
chez SN Brussels Airlines ou de télécharger des
recettes de cuisine sponsorisées par GB. Certains de
ces contenus promotionnels font partie intégrante de
l'interface de navigation. Le gros avantage de l'intégration
de contenu est qu'elle représente un enrichissement du
site, et non une perturbation. En Belgique, l'intégration
de contenu, comme alternative à la pub en ligne, représente
22% de l'e-marketing global, et elle est en augmentation. |
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Google.be
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Liens promotionnels
hypertextes ciblés |
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[Prise d'écran - 20 décembre 2004 -
www.google.be] |
Certains
éditeurs, comme Google, proposent des liens promotionnels
hypertextes, en lieu et place des traditionnelles bannières
graphiques. En dépit de leur sobriété,
les liens hypertextes génèrent un taux de clic
supérieur, trois à cinq fois plus élevé,
en moyenne, qu'une bannière graphique. Ils donnent l'impression
de faire partie intégrante du contenu (même si
Google a prévu une mention "liens commerciaux"
; elle reste fort discrète, en gris clair sur fond blanc).
Baptisés "AdWords", les liens promotionnels
hypertextes de Google présentent le gros avantage d'être
totalement ciblés. Dans notre exemple, l'utilisateur
vient d'effectuer une recherche sur le mot clé "Knokke",
et se voit proposer deux liens concernant les hôtels et
magasins de la ville de Knokke. Autres avantages des AdWords
: vous ne payez que si l'utilisateur clique sur une annonce
(pay-per-click, et non pay-per-view) ; vous pouvez suivre en
direct les résultats de la campagne (nombre de clics
et taux de clic sur chaque groupe de mots clés) et l'optimiser
en permanence via une interface d'administration en ligne. |
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Noloading.com
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Publicités
"rich media" |
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[Prise d'écran - 20 décembre 2004 -
www.noloading.com/...] |
Bien que la sobriété paye dans certains cas
(voir ci-dessus : liens promotionnels hypertextes), les effets
multimédias peuvent également avoir un impact
positif. Les pubs en ligne utilisant des formes avancées
de "rich media" seraient plus efficaces que les
pubs statiques, selon une étude réalisée
en 2002 par le bureau MarketNorms. Les formats statiques enregistrent
un taux d'association moyen de 22% (entre l'image et le message),
tandis que les pubs rich media atteindraient un score d'environ
44%. Noloading.com, spécialiste belge des applications
multimédia interactives, explique les avantages de
Flash en matière de publicité en ligne. La prise
d'écran ci-contre illustre une publicité interactive,
sous la forme d'un jeu de golf, appuyant le message. L'utilisateur
peut jouer, mais si il n'est pas attentif à cette possibilité,
l'illustration est, en elle-même, porteuse de sens.
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| Volvo, vu dans lecho.be |
Intégration de mini
clips audiovisuels |
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[Prise d'écran - 22 décembre 2004 -
www.lecho.be] |
A présent
que de plus en plus d'internautes possèdent des connexions
rapides, on voit apparaître des modes de publicités
plus gourmands en ressources, mais particulièrement attractifs,
comme certains mini clips audiovisuels. Ainsi, les clips Volvo
et Citroën, dernièrement, semblent avoir généré
un taux de reconnaissance particulièrement intéressant.
La publicité Volvo, intégrée ici sur le
site de l'Echo (au centre, juste en-dessous de la barre de navigation),
constitue une bonne pratique à plusieurs égards.
Le clip se met en route avec un léger temps de décalage,
ce qui a pour effet de surprendre l'internaute et d'assurer
une diffusion fluide (streaming). Le son est désactivé
par défaut, mais il est possible de l'activer très
facilement. Cette solution est préférable dans
la mesure où de nombreux internautes se montrent très
irrités lorsqu'on leur impose du son sans leur consentement.
Le film se termine sur une image arrêtée, en forme
de slogan. L'utilisateur garde alors la possibilité de
faire rejouer le clip.
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4 exemples à ne pas suivre
vivalafiesta.be
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Publicités
surgissant dans une autre fenêtre |
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[Prise d'écran - 21 décembre 2004 -
www.vivalafiesta.be] |
On
ne compte plus, actuellement, les études décriant
les "pop-ups", ces publicités surgissantes,
qui s'ouvrent dans une fenêtre distincte en avant-plan,
voire parfois en arrière-plan de votre ordinateur, et
que les utilisateurs ont l'habitude de refermer aussitôt
même qu'elles apparaissent. Les bureaux d'études
Gartner, eMarketer, le Journal du Net et le Nielsen Group, chacun
de leur côté, ont démontré que ce
type de publicité est ressenti comme très irritant
par une importante majorité d'utilisateurs. Même
si leur taux de visibilité reste élevé
par la force des choses, leur impact est souvent contre-productif.
Certainement, en tout cas, du point de vue du site qui héberge
ce type de publicités. Raison pour laquelle de nombreux
éditeurs ont décidé de faire marche arrière.
Dans cet exemple, sur le site vivalafiesta.be, la situation
est aggravée par le fait que la publicité "vibre"
pour attirer l'attention, un procédé ressenti
négativement par 94% des utilisateurs. La taille de la
fenêtre n'a même pas été correctement
ajustée. |
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Surcouf,
vu dans Materiel.be |
Message imprécis
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[Prise d'écran - 24 décembre 2004 -
http://prix.materiel.be] |
Pour un format donné, le succès d'une publicité
varie en fonction de la force, de la clarté et de la
pertinence du message. En particulier, plusieurs études
sur le comportement utilisateur indiquent que le taux de clic
associé à un contenu, commercial ou non, est
en moyenne plus élevé lorsque les libellés
conduisant vers ce contenu sont explicites. La campagne "Surcouf"
nous paraît bien trop imprécise. La bannière
animée utilisée, bien qu'elle fasse apparaître
quatre écrans consécutifs, ne parvient pas à
transmettre une information consistante. On lit successivement
: "Ventes Flash" - "Tous les mardis de 16h
à 21h" - "Des offres exceptionnelles à
saisir" - "Dépêchez-vous". Nous
ne savons rien des produits vendus ni du lieu où ils
sont vendus. Le ton exhortatif, à lui seul, ne suffira
pas à attirer les foules. Par comparaison, la bannière
de GB, diffusée le même jour, réussit
à intégrer un message beaucoup plus précis
dans un cadre graphique tout à fait acceptable. On
peut y lire : "Huîtres creuses de Zélande"
- "calibre moyen" - "0,35 pièce"
- "du mercredi 22 au vendredi 31 décembre 2004".
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vtm.be
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Surdose publicitaire
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[Prise d'écran - 22 décembre 2004 -
www.vtm.be] |
Selon le Norman Nielsen Group, 90% des utilisateurs internet
jugent négativement ou très négativement
les publicités qui occupent la majeure partie de la page.
Le site de la chaîne de télévision VTM impose
ce genre de publicité dès l'entrée. Lors
de notre visite, il nous a fallu 3 clics pour parvenir à
la véritable page d'accueil : un clic sur "skip"
pour court-circuiter une animation d'entrée, un clic
sur "enter" pour quitter une page de garde publicitaire
et un troisième clic pour refermer une fenêtre
pop-up. A l'intérieur du site, chaque page contient encore
deux zones publicitaires : une bannière horizontale,
en haut de page, et une bannière verticale, sur la droite,
qui, animées en permanence, gênent la lecture.
Cette surdose publicitaire n'est pas sans risque d'incidence
sur la fréquentation : selon une étude réalisée
par Burst Media en 2002, 36% des internautes déclarent
quitter les sites web qui contiennent trop de publicités.
Bien sûr, une grande chaîne de télévision
peut se le permettre plus facilement qu'une start-up méconnue. |
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| hotel-belgium.com |
Confusion identitaire
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[Prise d'écran - 22 décembre 2004 -
www.hotel-belgium.com] |
Sur
le site hotel-belgium.com, on trouve deux bannières publicitaires,
empilées dans le haut de la page. Ces deux bannières,
quelque part, se font concurrence. La première (voir
"Belfort Hotels" sur la prise d'écran ci-contre)
semble faire partie intégrante du bandeau identitaire.
Rien n'indique très explicitement qu'il s'agit de publicité.
Pour un visiteur qui découvre le site, une confusion
est dès lors possible entre la chaîne d'hôtels
Belfort et le site hotel-belgium.be. Ce risque de confusion
est accentué par le fait que le site ne possède
pas vraiment de logo : une bouteille de champagne occupe le
coin supérieur gauche, zone identitaire par excellence,
et le nom du site ("Horest" - discordant par rapport
au nom de domaine !) apparaît étiré dans
un lettrage graphique à faible lisibilité. La
colonne de gauche titre "Nos partenaires". Les logos
de deux partenaires (Lunch Garden et les 33 Maîtres-Queux)
sont en effet présents, mais juste en-dessous, on trouve
également deux rubriques (les liens intéressants
et les jobs). Plus d'un visiteur risque de négliger ces
deux rubriques, perdues sous les partenaires, sans qu'aucune
forme de séparation graphique ne vienne démarquer
ces contenus de nature différente. |
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| Vous
désirez faire analyser votre propre site web ? |
NDLR : L'objectif de la présente rubrique
est de mettre en évidence certaines faiblesses et certains
points forts ponctuels d'une série de sites internet. Il
ne s'agit en aucun cas d'une évaluation globale des sites
web.
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