BONNES PRATIQUES
Le respect des standards du Web
[Janvier 2006]
Dans ce dossier, nous plongeons dans le code source
des pages web afin de souligner l’importance de respecter certaines
normes techniques. Les langages HTML et XML, associés aux feuilles
de style (langage CSS) constituent le cœur des pages web. Ils
sont la partition qui produit la musique, "interprétée"
par les browsers. Et à l’instar de la partition, le langage
internet a ses règles, sans lesquelles vous risquez de provoquer
quelques fausses notes.
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4 exemples à suivre
lesoir.be |
Presque parfait |
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[Prise d'écran - 14 janvier 2006 -
www.lesoir.be] |
Comparativement à ses concurrents, le quotidien Le Soir en
ligne apparaît comme un très bon élève en ce qui concerne
le respect des standards CSS et XHTML. Sa rubrique « Internet
» (voir prise d’écran ci-contre) ne contient pas la moindre
erreur. La page d’accueil, elle, contenait, lors de notre
test, 5 erreurs assez minimes. Un très bon score comparativement
aux concurrents : La
Libre commet 290 erreurs de codage. La
Dernière Heure, 372. Du côté flamand, De
Standaard est pris en faute 200 fois. Tandis que Het
Nieuwsblad génère 357 erreurs. La page d’accueil du quotidien
français Le
Monde totalise 219 infractions. Contre 238 pour Le
Figaro. Les tests ont été effectués par le validateur
officiel du W3C : http://validator.w3.org.
Le W3C (World Wide Consortium) est l’organisme international
chargé de gérer et promouvoir l’évolution des standards officiels
du Web.
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dgcd.be
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Une version
écran et une version imprimable |
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[Prise d'écran - 14 janvier 2006 -
www.dgcd.be] |
Le
site web de la Direction générale de la Coopération au Développement
(DGCD), instance fédérale belge, réalise des scores acceptables
sur le plan du respect des standards internet. Son code source
est, en tout cas, suffisamment structuré que pour permettre
certaines subtilités. Par exemple, le site prévoit deux feuilles
de style différenciées : une pour l’affichage du contenu à l‘écran
et une pour l’impression. Parcourez donc le site et amusez-vous
soit à imprimer les pages, ou simplement à afficher l’aperçu
avant impression. Vous remarquerez une différence de présentation
entre la version écran et la version imprimée. Techniquement
parlant, ce qui est intéressant, c’est que c’est la même page
web qui est interprétée différemment par deux feuilles de style.
Ceci n’est possible que moyennant un codage rigoureux. |
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Les blogs
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Syndication
de contenu, commentaires, trackback |
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[Prise d'écran - 14 janvier 2006 -
www.expressions.be] |
Bien d’autres possibilités intéressantes sur Internet ne
sont permises que dans la mesure où les standards de programmation
sont respectés. Les blogs, par exemple, nous ont habitués
à une panoplie de fonctionnalités. Sur cette prise d’écran,
le blog de Gaetano Palermo propose trois fonctions clés aujourd’hui
largement répandues : La syndication de contenu (RSS), qui
permet aux utilisateurs de suivre, en temps réel, la parution
de nouveaux articles. Les commentaires, automatiquement intégrés
au bas de l’article. Et la fonction "trackback",
qui référence automatiquement les articles publiés en réaction
à un billet. Une sorte de pacte bilatéral : "Tu parles
de moi. Je parle de toi." Ces outils ne pourraient fonctionner
dans un environnement désorganisé. Toute automatisation nécessite
un contenu structuré. D’où l’intérêt des standards.
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| csszengarden.com |
La puissance des feuilles
de style |
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[Prise d'écran - 14 janvier 2006 -
www.csszengarden.com] |
Si vous ne le connaissez pas encore, je vous fixe rendez-vous
d’urgence sur le site CSS Zen Garden. Ce site web est une
démonstration vivante de la puissance des feuilles de style.
Le Web moderne dit "sémantique", repose sur une
séparation entre le contenu et la forme. D’un côté, il y a
la page HTML ou XHTML qui contient les données (titres, textes,
menus de navigation, citations,…). D’un autre côté, il y a
les feuilles de style qui vont permettre de mettre en forme
ces données, en spécifiant toute une série de paramètres,
tels que la couleur des titres, la taille et le style des
caractères, l’espacement, le fond d’écran, et bien d’autres
subtilités si nécessaire. Sur le site Zen Garden, en cliquant
dans le menu "Select a design", vous activez en
réalité une autre feuille de style qui interprète strictement
le même contenu. L’effet est spectaculaire : l’aspect graphique
des pages varie prodigieusement, alors que le contenu reste
le même ! Un site pourrait ainsi se vêtir d’une version "printemps",
"été" ou "hiver". Encore une fois, ceci
n’est possible que grâce à un codage rigoureux.
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4 exemples à ne pas suivre
dhnet.be
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Performances
et accessibilité diminuées |
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[Prise d'écran - 14 janvier 2006 -
www.dhnet.be] |
Le site web de La Dernière Heure apparaît nettement moins
conforme aux standards que celui du journal Le Soir. Comme
indiqué précédemment, la page d’accueil de la DH commet 372
infractions de codage, contre 5 pour Le Soir. Outre le taux
d’erreur, c’est la lourdeur du code qui pâtit. Respect des
standards rime bien souvent avec légèreté. Pour une quantité
de contenu très comparable, la page d’accueil du Soir pèse
44 Ko, tandis que celle de la Dernière Heure atteint
144 Ko (uniquement la page HTML, pas les images qui l’accompagnent).
Résultat : des temps de téléchargement moins performants pour
la DH. Le respect des standards permet également de favoriser
l’accessibilité de l’information au travers de tous les navigateurs
existants, en ce compris les navigateurs utilisés par les
personnes aveugles ou les navigateurs intégrés dans les téléphones
portables ou ordinateurs de poche (notamment l’affichage en
mode WAP).
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europa.eu.int
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Des milliers
de pages à normaliser |
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[Prise d'écran - 14 janvier 2006 -
http://europa.eu.int/...] |
Très riche en contenu, le site des institutions européennes
contient plusieurs centaines de milliers, voire quelques millions
de pages. Ces pages sont nées, ci et là, produites tantôt
par des agents internes, tantôt par le biais de prestataires
externes. Une charte graphique existe, plus ou moins respectée,
qui permet de préserver un minimum de cohérence. Mais cette
charte n’assure pas la conformité technique au sens strict.
Le moteur de recherche interne du site Europa éprouve toutes
les peines du monde à y voir clair. Désire-t-on modifier la
couleur des titres ? Nous voilà partis pour une croisade
à travers le code source de chaque page HTML ! Alors
qu’une normalisation permettrait des modifications transversales
aisées et faciliterait les opérations de "rechercher
et remplacer". Le défi actuel de la Commission européenne
est de migrer vers un système de gestion de contenu (CMS)
offrant tous les avantages de la standardisation : clarté,
compatibilité, accessibilité, performances, pérennité,...
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Microsoft
Frontpage 2002 |
Pollueur de
code source |
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[Prise d'écran - 14 janvier 2006 -
www.microsoft.com/frontpage/]
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Choisissez un bon éditeur de pages web. Pour un résultat
équivalent, certains logiciels produiront un code beaucoup
plus limpide que d’autres. En 2002, un certain Dori Smith
s’était amusé à mesurer, en nombre de caractères alphanumériques,
la quantité de code générée par différents éditeurs web pour
un même résultat, à savoir une simple page HTML contenant
une image qui se transforme en une autre image au passage
de la souris. Résultat : Microsoft Frontpage générait 16380
caractères là où son concurrent Macromedia Dreamweaver en
produisait 1773. Le codage manuel, quant à lui, avait permis
de réduire le code à 858 caractères. Au vu de ce test, Microsoft
Frontpage apparaissait comme un éditeur extrêmement prolixe,
environ 10 fois plus gourmand que certains de ses concurrents.
Et 20 fois plus "polluant" qu'un codage manuel. A la décharge
de Microsoft, notons que la page d’accueil de Microsoft Belgique
réalise aujourd’hui un sans-faute en matière de respect des
standards et que la nouvelle version de Frontpage semble s’être
fortement améliorée sur le plan de la propreté du code.
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| nieuwsblad.be |
Contenu perdu
dans une forêt de balises |
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[Prise d'écran - 14 janvier 2006 -
www.nieuwsblad.be] |
Ci-contre, une prise d’écran d’une partie du code source
de la page d’accueil du Nieuwsblad. Le texte, pourtant fort
simple, y est complètement noyé parmi un enchevêtrement obscur
de balises. Le désavantage est triple : Primo, les webmasters
perdront de l’énergie à essayer de démêler ce code en cas
de modification. Secundo, le code est plus lourd et les performances,
diminuées. Troisième désavantage, et non des moindres, les
moteurs de recherche indexeront moins favorablement une telle
page, étant donné que le ratio code/contenu est moins à l’avantage
du contenu. Notez l’abondance des balises "TR" et
"TD", caractéristiques des tableaux HTML, qui viennent
considérablement compliquer la structure du code source. Aujourd’hui,
le design basé sur les tableaux a tendance à disparaître,
au profit des feuilles de style. Un code source conforme aux
standards gagne en lisibilité.
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NDLR : L'objectif de la présente rubrique
est de mettre en évidence certaines faiblesses et certains
points forts ponctuels d'une série de sites internet. Il
ne s'agit en aucun cas d'une évaluation globale des sites
web.
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